Communiqué de la section Le Faouët – Gourin

2 mai 2018

      Section PCF – Le Faouët / Gourin 

INSUPPORTABLE !!!!

Les acteurs de la filière agro-alimentaire du centre Bretagne ne peuvent plus supporter le mépris des dirigeants du groupe DOUX.

Le gâchis industriel et humain dans lequel se trouve les salarié.e.s et plus largement notre région est le résultat de choix politiques et financiers conforme au modèle de développement de la droite libérale du président Macron :

  • Recherche de profits immédiats.

Choix d’une stratégie de croissance externe et recherche d’un « coût du travail » très bas : implantation au Brésil au détriment du développement industriel avicole français.

  • Course aux subventions nationales (CICE) et européennes en particulier avec les « restitutions financières  » de la Politique Agricole Commune.
  • Escroquerie sanitaire : condamnation du groupe à 80 millions d’Euros pour avoir gonflé d’eau des poulets destinés à l’export.
  • Salaires indignes.
  • Conditions de travail de plus en plus dégradées

Ces choix économiques et managériales sont intolérables !

Nous sommes tous concernés, des éleveurs qui n’ont pas encore été indemnisés, aux consommateurs en passant par les sous-traitants, c’est l’économie de toute notre région qui va être touché si une solution respectant le droit au travail des salarié.e.s dans la région n’est pas retenue par les nouveaux dirigeants.

Nous risquons une aggravation de la désertification de notre région qui voit perdre petit à petit tous ses services publics amplifiés par l’incertitude sur l’emploi.

Les communistes du pays du Faouët, Gourin et des environs sont très sensibles aux conséquences de ce désastre et assurent de leur soutien les salarié.e.s du groupe DOUX.

Nous savons tous que d’autres modèles de développement existent qui placent toutes les femmes et tous les hommes au centre des préoccupations, mais cela nécessite de prendre des décisions politiques fortes. 

Les communistes de la circonscription exigent :

  • Un moratoire sur les licenciements: les salarié.e.s ne doivent pas faire les frais des spéculations hasardeuses du groupe Doux.
  • Une reconquête du marché intérieur du secteur aviaire: la France importe 40 % de la consommation nationale de poulet.
  • Le paiement de la totalité des indemnités dues aux producteurs de poulet de la région.
  • Une reconnaissance de la pénibilité du travail et la possibilité de prendre la retraite plus tôt pour les salarié.e.s.
  • Une augmentation des salaires.
  • Un contrôle de L’État sur l’utilisation des subventions accordées notamment par l’intermédiaire de la PAC.
  • Un droit de regard des salarié.e.s sur les grands choix stratégiques de l’entreprise.

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